Micro ouvert sur Radio Bassin Houiller (RBH)

[PATRIMOINE] : Le 8 janvier 2004, Christian Rayet (président de la Lyre decazevilloise) et Jean-Luc Escaffre (président fédéral des sociétés musicales de l’Aveyron) étaient les invités de Christian Beaumel lors de l’émission « micro ouvert » sur Radio Bassin Houiller, RBH – Chérie FM 102.4. L’occasion de revenir sur les préparatifs du concert à Viviez du samedi 17 janvier 2004 avec l’orchestre départemental d’harmonie de l’Aveyron pour la création musicale « Émotions » de Jérôme Naulais ; mais aussi sur l’actualité musicale fédérale.

ENREGISTREMENT DU 8 JANVIER 2004

(interview uniquement)

Compositeur et tromboniste français

Jérôme Naulais (né en 1951) consacre une part de son activité à l’enseignement. Après avoir été professeur de trombone aux écoles de musique d’Antony, Fresnes, Sèvres et de l’E.N.M de ville d’Avray, ainsi que dans des académies internationales (France, Belgique, Japon), il est aujourd’hui directeur de l’école de musique du club musical de La Poste et de France Télécom – Paris au sein duquel il assure également la direction de l’orchestre d’harmonie. Très tôt Jérôme Naulais s’est dirigé vers la composition en produisant des œuvres pour musique de chambre, orchestre d’harmonie et orchestre symphonique. Par ailleurs, il se consacre à la pédagogie et édite des méthodes, études et pièces de concours.

Jérôme Naulais est l’une des grandes signatures de la musique française pour orchestre d’harmonie. Crédit photo : archive de 2017, club musical de la Poste et France Télécom.

Création originale

En 2003, la fédération des sociétés musicales de l’Aveyron passe commande d’une œuvre originale pour orchestre d’harmonie à Jérôme Naulais. L’œuvre composée s’intitule « Émotions » et s’articule autour de 4 mouvements : Polk’attitude, Claro de luna, Zen et Hot rock. L’ensemble de l’interprétation dure presque 12 minutes et l’on peut retrouver la partition d’orchestre aux éditions Pierre Lafitan. Plus largement, cette création s’inscrit dans un projet d’enregistrement d’un disque éponyme « Émotions » avec l’orchestre départemental d’harmonie de l’Aveyron sous la direction de Jean Bourdoncle assisté de Mikael Chamayou. La session s’est déroulée du 18 au 23 août 2003 au centre Azureva de Brommat (Aveyron) avec trois jours consacrés à la préparation des sept titres de l’album (dont « Émotions ») et deux jours dédiés à l’enregistrement. La session a été ponctuée par un concert au centre Azureva le samedi 23 août où a été dévoilée au public pour la première fois cette nouvelle œuvre de Jérôme Naulais dans le cadre d’une création mondiale.

Pochette de l’album « Émotions » en 2003.

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Chœurs et orchestre préparent le Téléthon

Naissance d’un concert caritatif

Le tissu associatif et musical du bassin de Decazeville est riche d’acteurs qui participent à l’animation du territoire, mais aussi soutiennent des causes caritatives comme le Téléthon. Piloté dès l’origine par Jean-Claude Garcia de l’association « Espoir et vie », le concert du Téléthon est né en 2002 sous l’impulsion de la Lyre decazevilloise qui a proposé un concert caritatif donné à guichet fermé sous l’aire couverte de Viviez, avant une deuxième édition en 2003 à l’espace Yves-Roques de Decazeville nouvellement en service. Dès 2004, devant la multiplication des animations sur le bassin minier au profit de cette cause, le principe d’une participation de la Lyre a été abandonné.

En 2002, la Lyre decazevilloise installe le premier concert du Téléthon sur le bassin.

CLIQUER : PROGRAMME DE CONCERT DU SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2002

Nouveau format musical

Il faudra attendre octobre 2016 pour que soit relancé ce concert caritatif co-animé cette fois-ci par la chorale en Sol mineur, le chœur d’Olt et la Lyre decazevilloise dans un nouveau format à l’espace Yves-Roques. Dès lors, ce rendez-vous musical devient annuel et s’installe par la suite à la salle du Laminoir de Decazeville, avec en 2017 l’ajout des guitares de l’école de musique « Bruits de couloir » (aujourd’hui Hello musique) mais aussi de la chorale Fasila chanter, ensemble crée la même année par Michel Dupin.

En 2017, les partenaires du concert caritatif se retrouvent à la Lyre decazevilloise.

Concert au Laminoir

La prochaine édition est programmée à la salle du Laminoir de Decazeville le dimanche 10 novembre 2019 et dès à présent les trois chorales partenaires (Sol mineur, Fasila chanter et Viviez) accompagnées par les musiciens de la Lyre decazevilloise répètent un programme commun sous la direction de François Mailhé. Ce concert sera aussi l’occasion d’entendre les différentes formations qui proposeront au préalable un programme individuel, dans un concert au répertoire très diversifié en faveur de l’AFM. Un large public est attendu afin d’aider la recherche, les malades atteints de maladies génétiques et leur famille. Depuis 30 ans, des avancées extraordinaires ont été réalisées dans plusieurs domaines (découvertes de maladies rares, nouveaux soins, soutien aux malades et à leur famille) et ceci grâce à cet élan de solidarité national et local qui ne s’est jamais démenti.

Répétition générale du samedi 12 octobre 2019 sous la direction de François Mailhé.

NOTRE VIDÉO

L’Express du Midi relate la Lyre Decazevilloise à ses débuts

Publié entre 1891 et 1938, l’Express du Midi est un quotidien régional édité à Toulouse. De tendance conservatrice, il se définit lui-même par son sous-titre comme « Organe de défense sociale et religieuse ».

L’Express du Midi tient l’une des premières places parmi les grands journaux de province. Voilà ce qu’on pouvait lire de lui en 1891 : « Son organisation s’étend à quinze départements du centre et du sud-ouest et comprend plus de 300 correspondants. »

Dès le début du XXème, on trouve des articles de presse relatant les premières prestations de la Lyre Decazevilloise. Voici quelques extraits choisis parmi des collections numérisées mises à disposition par le Ministère de la Culture :

Programme des fêtes de Decazeville en 1905.

 

La Lyre Decazevilloise au concours de Cahors en 1906.

 

La Lyre Decazevilloise au concours de Tonneins en 1912.

Jumelage Utrillas 2018

« Bleu acier », morceau du siècle

A l’occasion de son centenaire, la Lyre Decazevilloise organise le samedi 25 novembre 2000 un concours national de composition pour orchestre d’harmonie et s’offre des créations originales comme cadeau d’anniversaire devant plus de quatre cents spectateurs enthousiastes.

A la salle polyvalente ce samedi 25 novembre 2000 (ndlr : aujourd’hui salle Yves-Roques), l’orchestre d’harmonie de la Lyre Decazevilloise a reçu comme cadeau d’anniversaire un morceau composé spécialement en son honneur. Pour fêter sa centième bougie, la Lyre Decazevilloise ne pouvait rêver plus beau présent.

La première partie de la soirée a été consacrée à l’interprétation (par la Lyre Decazevilloise) des quatre morceaux présélectionnés. Dans une ambiance solennelle, le chef de musique Pascal Bonnefous a mené de main de maître ses quarante-cinq musiciens, au gré des mesures composées, des cadences ardues et autres difficultés d’exécution. Le jury, attentif jusqu’ici au point de ne perdre aucune note, a alors pu se retirer pour délibérer.

Pour assurer l’intermède musical, la Lyre avait invité l’orchestre d’harmonie junior de l’Aveyron. Cette jeune et talentueuse formation, composée de soixante musiciens (dont une vingtaine de Decazevillois), a séduit le public. La formation aveyronnaise a respecté la thématique de la soirée : les créations musicales. A ce titre, les mélomanes ont pu écouter « Je rentre de chez toi », de Julien Jolly et David Brugié; « Déminer!», de Pascal Bonnefous, et « Mine de rien », composé par Jean Bourdoncle. Ces deux derniers morceaux, inspirés de l’histoire du bassin minier, étant l’œuvre de deux enfants du pays.

A la suite de cet intermède chargé en émotion, le jury refit son apparition dans la salle pour la proclamation (tant attendue) des résultats. A tour de rôle, les quatre compositeurs, venus de toute la France, sont alors sortis de l’anonymat dans lequel ils étaient jusqu’alors restés pour rejoindre la scène. Des quatre morceaux présélectionnés, le jury a retenu « Bleu acier », d’Olivier Boreau. Cette composition originale a séduit le jury par ses sonorités métalliques et son final majestueux.

Résultats et récompenses

Premier prix: « Bleu acier », d’Olivier Boreau, Chalon-sur-Saône (Saône- et-Loire), 10.000 francs. Deuxième prix: « Blason », de René Gopp, Harskirchen (Bas-Rhin), 5.000 F. Troisième prix: « Célébration », de Pierre Bigot, Saint-Malo (Ille-et- Vilaine), 3.000 F. Quatrième prix: « Continuité », de Bernard Bourdoncle, Paris (Seine), lot de consolation.

Le lauréat Olivier Boreau

Né en 1969, Olivier Boreau fait ses études musicales aux conservatoires de Chalon-sur-Saône, Dijon et Paris. Parallèlement, il obtient une licence de musicologie à la faculté de Dijon. Titulaire du Diplôme d’Etat de tuba et de direction d’ensembles à vents, il mène une carrière de chef d’orchestre et de compositeur (1er prix au Concours National de Composition pour orchestre d’harmonie de Decazeville avec « Bleu Acier »; lauréat du Concours International de Composition pour orchestre à vents de Comines-Warneton (Belgique); prix du Rotary avec « Attila »). Tubiste, tromboniste, il est actuellement professeur de cuivres graves, directeur de l’Harmonie Municipale et de l’Orchestre Junior de Blanzy (71).

Olivier Boreau, lauréat du concours national de composition de Decazeville en 2000.
Crédit photo : www.olivierboreau.fr

La musique militaire RTSO en concert avec la Lyre Decazevilloise

Septembre 2003, la Lyre Decazevilloise invite la musique militaire RTSO à se produire à Decazeville dans la nouvelle salle Yves-Roques, sous la direction du chef de musique principal Joël Fernande assisté de Jean-Claude Choisy.

Ambassadrice de la région Terre sud-ouest (RTSO) et des troupes aéroportées, la musique de la RTSO est la digne héritière de l’école d’artillerie dont les origines remontent à 1888 et aura parcouru plus d’un siècle à Toulouse. Elle fait partie des formations musicales majeures de l’armée de Terre.

Aujourd’hui rebaptisée Musique des Parachutistes, elle est stationnée à Balma-Ballon aux portes de Toulouse. Elle est l’une des 7 musiques professionnelles de l’Armée de Terre. Elle est actuellement composée de 55 musiciens et dirigée par le chef de musique principal Stéphane Fougeroux.

La musique des Parachutistes participe avec brio aux cérémonies militaires, concerts et prestations dynamiques. Que ce soit dans les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, en France ou à l’étranger, elle propose un programme de style et varié alliant tradition et modernité. En osmose avec le monde contemporain, elle véhicule l’image d’une armée moderne. Dans ce sens, elle s’est dotée d’un studio d’enregistrement performant afin de produire un travail d’une grande qualité technique.

NOTRE ALBUM PHOTOS

Journée nationale des sapeurs pompiers à Rodez

Le 20 juin 2015, la Lyre Decazevilloise participait à la journée nationale des sapeurs-pompiers à Rodez (12), en présence de la délégation du SDIS 12, de nombreux élus et officiels sous l’égide du Préfet de l’Aveyron M. Jean-Luc Combe. Elle rend hommage à celles et ceux qui, en première ligne, assurent le secours d’urgence et la protection de nos concitoyens. Un véritable temps fort pour l’ensemble des sapeurs-pompiers de France qui donne lieu à une cérémonie d’hommage mais aussi à de nombreuses initiatives locales, partout en France. Cérémonies, défilés de véhicules, démonstrations, manœuvres, parcours sportifs, ont ponctués cette journée.

La Lyre Decazevilloise rend les honneurs militaires lors de la prise d’armes.

NOTRE ALBUM PHOTOS

Les années dorées de la Lyre Decazevilloise

A partir de 1957 une activité débordante mobilise les musiciens de la Lyre Decazevilloise. On organise un déplacement de 4 jours du 20 au 24 septembre à Lourdes avec concerts, ainsi qu’un autre concert à Ax-les-Thermes. Une réception officielle est offerte au siège du rugby de Lourdes, où le champagne coule par caisses entières, dans les verres des musiciens decazevillois. On viendra rapidement à manquer de champagne se souviennent encore les anciens. Il est vrai que l’enthousiasme des mineurs decazevillois, face à cette divine boisson, a été largement sous estimé par les organisateurs. L’orchestre decazevillois visite Lourdes et vont voir le chantier de la basile souterraine qui est en construction. Le lendemain les musiciens partent au pont Napoléon puis au cirque de Gavarnie. Certains font le trajet à cheval loué par Pierre Bourdoncle. Au cours de cette promenade, M. Bouscal (flûtiste) est désarçonné par son cheval. Les femmes ne sont pas venues à cette promenade.

Le 4 et 5 juillet 1959, la Lyre participe au concours national de musique du Château d’Oléron. La formation decazevilloise se déplace en tête d’affiche, fait exceptionnel destiné aux meilleures sociétés musicales. Le départ se fait le samedi 4 à l’aube. Lors du déjeuner dans un restaurant de Marennes, la Lyre donne un petit concert dans la salle du restaurant, ce qui sert de répétition. Arrivé à Oléron, les musiciens logent chez l’habitant. Le dimanche matin c’est le concours de défilé, puis l’après-midi concert. Pour cette sortie la Lyre reçoit le renfort de musiciens de Bordeaux. La prestation soignée est évaluée par un jury de professionnels. A son habitude, la Lyre y décroche une autre brillante distinction. De retour à Decazeville, les musiciens de la Lyre sous la conduite du Président Gaston Ricard et du chef de musique Raymond Robin, sont accueillis par la nouvelle municipalité de René Rouquette, élu maire de Decazeville le 22 mars 1959.

Le Président Gaston Ricard et le chef de musique Raymond Robin sont reçus par le nouveau maire René Rouquette au retour du festival d’Oléron en juillet 1959.

Au sommet d’une certaine notoriété, l’un des premiers voyages d’agrément non musical est organisé au printemps 1962. Ce séjour récréatif propose une visite de plusieurs châteaux de la Loire. Ces quelques jours seront des moments forts appréciés par tous, au travers d’une convivialité débordante. La côte d’azur sera aussi à l’honneur dès 1965 : Marseille, Cannes, Juan-les-pins, Nice, Monaco… Cet autre voyage d’agrément permet à certains de voir la mer méditerranée pour la première fois. Pour un decazevillois, même adulte, il n’est pas facile de se rendre à cette époque à la mer, pour des raisons techniques (voiture, routes) mais aussi financières.

Enfin, La fête de Decazeville de 1968 est l’occasion d’une créativité particulière. La Lyre participe à la cavalcade sur un char construit par les musiciens eux-mêmes. En effet à cette époque de très nombreux corps e métiers représentés dans les rangs de l’orchestre ont permis cette réalisation. Cette initiative permet une communication très active, accompagné d’une prestation musicale des plus atypiques pour l’époque. Il n’y a pas d’équivalent à ce jour, en matière de cavalcade decazevilloise.

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Source : d’après « Histoires d’air », les dimensions de la musique d’harmonie à Decazeville. Mémoire universitaire (Toulouse II, publié en 2005) de Loïc Randeynes, ancien chef de musique de la Lyre Decazevilloise (2001-2008).

La Lyre Decazevilloise dans les années 1960 et 1970

En 2018 on recense 118 années (et surement davantage d’après certaines archives) de musique à Decazeville avec la Lyre. On dénombre aussi dans nos registres quelques 2500 personnes, musiciens sociétaires et élèves de l’école de musique, qui sont passées dans notre association :

  • depuis 1900 pour l’orchestre d’harmonie,
  • depuis 1946 pour l’école de musique.

Par l’intermédiaire de notre site internet, nous sommes fiers de perpétuer l’œuvre et la mémoire de nos pairs. C’est pour cela que nous souhaitons dans une démarche historique, rendre progressivement publiques certaines de nos archives, photos et publications qui sont autant d’héritages d’une vie culturelle et musicale florissante à Decazeville.

Sur cette page dans la vidéo ci-dessous, la contribution de la famille du Président Fernand Boyer, sur la Lyre Decazevilloise et son école de musique dans les années 1960 et 1970.

Vous avez des archives, photos ou souvenirs sur la Lyre Decazevilloise ? Nous serions ravis de pouvoir compter sur vos contributions.

ALBUM PHOTOS : COLLECTION PRIVÉE DU PRÉSIDENT FERNAND BOYER

VIDÉO : LA LYRE DECAZEVILLOISE DANS LES ANNÉES 1960 ET 1970

La Lyre Decazevilloise à la sortie de la Première Guerre Mondiale

En 1918, au cours de l’année qui suivit la fin de la guerre, il y eut, parait-il, un M. Kensiev qui dirigea quelques répétitions jusqu’à l’arrivée de M. Marouffin, Figeacois, qui débuta en 1919, honorant de sa présence et de ses capacités l’orchestre à l’occasion de la Sainte-Barbe. Comme son prédécesseur, excellent violoniste, il créa un orchestre symphonique qui eut sa renommée. Il donnait également des leçons de violon et de solfège.

« Ses concerts »

Les concerts eurent lieu à partir de 1932, non plus place Wilson, mais pour une meilleure audition dans le cadre du jardin où venait d’être déplacé le kiosque, l’emplacement initial étant mieux indiqué pour l’érection d’un monument aux morts. En outre des concerts qui furent donnés dans la ville à l’occasion des différentes manifestations récréatives et dans le département, les concours extérieurs n’appelèrent pas durant cette période des déplacements sérieux. En 1924 elle se rend à Toulouse et en revient avec un premier prix de lecture, premier prix d’exécution, deuxième d’honneur.

Néanmoins, certains concerts qui eurent un certain retentissement, furent donnés à Millau, à Vic-sur-Cère et à Figeac. Outre les très nombreux concerts donnés en ville et aux fêtes de quartier, l’orchestre symphonique de la société participait à toutes les soirées des sociétés de la région avec des programmes relevés.

« M. Mijoule assure avec courage l’intérim »

Les années d’occupation faillirent être fatales à la société. Le recrutement avait baissé puis cessé. La salle de répétitions fut démolie et les instruments de cuivre camouflés grâce la bienveillance de son président M. Seguy. C’est au soir du 23 août 1944 qu’elle a ressuscité : ce soir-là, les « anciens » ressortirent et avec quelle joie les instruments pour participer à la retraite combien « grandiose » en l’honneur de la libération de Paris. Et c’est notre sympathique Decazevillois, M. Mijoule, retraité fontanier de la commune et doyen des musiciens qui eut l’honneur de redonner vie à la Lyre en dirigeant des concerts.

D’après un article non identifié, probablement la Dépêche du Midi vers 1958.